​FMI : Omar Youm salue l’avancée du Sénégal vers un nouvel accord 

  

Omar Youm accueille favorablement l’avancée du Sénégal vers un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI), après près de deux années qu’il décrit comme une période marquée par les hésitations, les déclarations contradictoires et une communication économique parfois approximative.

Selon l’ancien ministre, cette évolution intervient quelques mois après le changement de gouvernement et l’émergence d’un discours qu’il juge davantage responsable face aux contraintes économiques et financières auxquelles le pays est confronté. Il considère cette nouvelle orientation comme le retour à une approche fondée sur la rationalité et la prise en compte des réalités économiques, plutôt que sur des promesses de solutions miracles.

Pour Omar Youm, le Sénégal devait avant tout rétablir la confiance avec le FMI ainsi qu’avec la communauté financière internationale, dont l’appui demeure important pour accompagner le développement du pays dans des conditions soutenables. Cette orientation, rapportée par Senegal7, n’exclut toutefois pas le recours à des mécanismes de financement endogènes, à condition que ceux-ci soient soigneusement étudiés et conçus avec prudence.

Sur le plan institutionnel, les services du FMI et les autorités sénégalaises sont parvenus à un accord au niveau des services portant sur un nouvel arrangement de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit. Le financement envisagé s’élève à environ 2,2 milliards de dollars et doit contribuer au soutien du programme de réformes économiques et financières du Sénégal pour la période 2026-2029.

Cet accord reste toutefois soumis à l’approbation de la direction du FMI et de son conseil d’administration.

La prochaine étape consistera désormais à examiner les contours précis du programme ainsi que ses implications pour l’économie nationale. Omar Youm évoque notamment la mobilisation de nouvelles recettes, la réduction de certaines dépenses publiques et la rationalisation des subventions. Des efforts supplémentaires pourraient également être demandés aux ménages sénégalais et aux entreprises.

Au-delà de l’annonce de l’accord, l’enjeu sera donc de mesurer concrètement son impact sur les finances publiques, l’activité économique et le pouvoir d’achat, tout en veillant à préserver les conditions nécessaires à une croissance durable.

 

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