Dans un communiqué publié le 20 août par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le Sénégal rappelle que « la Cour pénale internationale constitue un pilier essentiel de la lutte contre l’impunité et un instrument fondamental au service de la justice pénale internationale ».
Le Gouvernement souligne également le rôle historique du Sénégal, présenté comme le « premier État à avoir ratifié le Statut de Rome » et comme un fervent défenseur de la CPI. À ce titre, il estime que toute mesure susceptible d’entraver « l’indépendance, la sécurité ou l’exercice des fonctions des magistrats et personnels de la CPI » risque de fragiliser « l’intégrité et le bon fonctionnement de la justice pénale internationale ».
Dakar exprime ainsi « sa pleine solidarité à Abdoulaye Seye, ainsi qu’aux autres responsables et personnels de la Cour visés par ces mesures ».
Le Gouvernement sénégalais réaffirme par ailleurs que « l’exercice, en toute indépendance, de fonctions judiciaires au sein d’une juridiction internationale ne saurait donner lieu à des pressions ou mesures susceptibles d’affecter l’accomplissement du mandat confié à celle-ci ».
Dans cette perspective, le Sénégal renouvelle son « attachement indéfectible au multilatéralisme, au respect du droit international et à l’indépendance de la justice internationale ».
« Il poursuivra ses concertations avec ses partenaires africains et internationaux en vue de préserver l’intégrité, l’indépendance et le fonctionnement effectif de la Cour pénale internationale », précise le communiqué.
Enfin, le Gouvernement appelle à « privilégier le dialogue, le respect mutuel et la coopération internationale », qu’il considère comme essentiels à la préservation de la paix, de la justice et de l’ordre juridique international.
Par cette prise de position, Dakar entend ainsi réaffirmer son soutien à la CPI et à l’exercice indépendant de ses missions, tout en plaidant pour le règlement des différends par le dialogue et la coopération internationale.