Le Groupe universitaire AMDI a procédé, ce samedi 10 octobre 2026, à l’ouverture officielle de son Centre d’application professionnelle AMDI 2.0. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, M. Idrissa Samb, du président-directeur général du Groupe universitaire AMDI, M. Mamadou Ounith Touré, de partenaires internationaux venus notamment de France, ainsi que de professionnels et de représentants de la presse.

Entièrement consacré à la pratique, ce nouveau centre ambitionne de rapprocher davantage la formation des réalités du monde professionnel, en offrant aux étudiants un cadre adapté à l’apprentissage pratique, à l’expérimentation et au développement de compétences directement mobilisables sur le marché de l’emploi.
Mamadou Ounith Touré : « Nous avons centralisé nos salles de travaux pratiques »
Prenant la parole devant la presse, le président-directeur général du Groupe universitaire AMDI, M. Mamadou Ounith Touré, a exprimé sa satisfaction de recevoir le ministre de tutelle ainsi que les partenaires ayant accompagné la réalisation de cette infrastructure pédagogique.
Il a expliqué que l’ouverture d’AMDI 2.0 répond à une volonté de centraliser les espaces de travaux pratiques des différents instituts du groupe afin de permettre aux apprenants de mieux maîtriser les compétences techniques liées à leurs filières de formation.
« AMDI 2.0 est un centre d’application exclusivement dédié à la pratique », a-t-il souligné, rappelant que le Groupe universitaire AMDI intervient principalement à travers trois grands pôles : AMDI Santé, AMDI Génie Management et AMDI Industrie Agroalimentaire.
AMDI Santé forme notamment dans les domaines des soins infirmiers, de la maïeutique et de la biologie. AMDI Génie Management couvre plusieurs spécialités, dont le génie civil, le génie informatique, les réseaux et télécommunications, l’électromécanique, le management et la gestion des entreprises. Quant à AMDI Industrie Agroalimentaire, il s’inscrit dans la dynamique de formation aux métiers de l’industrie et de la transformation agroalimentaire.
Au cours de la visite, les autorités et les partenaires ont pu découvrir les installations du centre et assister à des démonstrations pratiques dans les domaines de la santé, de l’analyse biologique et de l’agroalimentaire. La présentation des activités de la marque Samira, développée au sein de l’établissement par des étudiants, a également illustré les possibilités offertes par la formation pratique en matière d’initiative entrepreneuriale.
Pour Mamadou Ounith Touré, la professionnalisation des étudiants passe aussi par le renforcement des partenariats académiques et économiques. Il a notamment mis en avant la codiplomation et la double diplomation, qui ouvrent de nouvelles perspectives de coopération internationale, ainsi que l’alternance école-entreprise.
Selon le responsable, des entreprises partenaires ont déjà accueilli plus de 500 étudiants en stage, tandis que certains apprenants ont bénéficié d’opportunités de recrutement. Un dispositif qui permet aux étudiants d’alterner les enseignements théoriques à l’école et les périodes d’apprentissage pratique en entreprise.
À travers AMDI 2.0, le groupe entend ainsi consolider son modèle pédagogique en plaçant la maîtrise des compétences professionnelles au cœur de ses priorités.

Idrissa Samb salue une initiative en phase avec les enjeux de l’emploi des jeunes. Le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, M. Idrissa Samb, s’est réjoui des installations découvertes lors de sa visite et a félicité la direction du Groupe universitaire AMDI, ses partenaires, les formateurs et les apprenants pour la réalisation de ce centre.
« Nous sommes très heureux d’être à vos côtés, aux côtés de la jeunesse sénégalaise », a déclaré le ministre, qui a salué une initiative en phase avec les orientations de son département en matière de formation pratique et de formation duale.
Il a notamment insisté sur l’importance du dispositif école-entreprise, qui vise à mieux articuler les apprentissages en établissement et les expériences acquises en milieu professionnel. Évoquant le modèle de formation duale promu par son département, il a indiqué que celui-ci privilégie une approche reposant sur 80 % de pratique et 20 % de théorie.
Pour le ministre, la formation théorique reste indispensable, mais elle doit être accompagnée d’une véritable immersion pratique afin de préparer les jeunes aux exigences de leur futur métier.
« La théorie, elle est là, mais elle ne suffit pas. Il faut pousser les jeunes, les apprenants à faire de la pratique pour qu’une fois leur cursus de formation terminé, ils puissent être insérés comme salariés ou bien faire de l’auto-entrepreneuriat », a-t-il expliqué.
Le ministre a également salué la présence, au sein du centre, de jeunes ayant développé leurs propres activités économiques. Une illustration, selon lui, du rôle que peuvent jouer les établissements de formation dans la promotion de l’entrepreneuriat et la création d’emplois.
Il a, par ailleurs, encouragé les médias à contribuer à la valorisation des initiatives portées par les établissements de formation publics et privés, estimant que la visibilité de ces expériences peut favoriser leur diffusion et inspirer d’autres acteurs du secteur.
La pratique et l’entrepreneuriat comme réponses aux défis de l’insertion. Au-delà de l’ouverture d’une nouvelle infrastructure, AMDI 2.0 s’inscrit dans une problématique majeure pour le Sénégal : celle de la qualification professionnelle et de l’insertion durable des jeunes.
Le ministre Idrissa Samb a rappelé que la jeunesse constitue une force démographique importante pour le pays, mais que cette opportunité doit s’accompagner d’une formation de qualité, d’un meilleur accès aux compétences professionnelles et de perspectives concrètes d’emploi.
Il a ainsi invité les jeunes à croire en leurs capacités, à faire preuve de patience, de persévérance et de résilience. Pour lui, la construction du Sénégal et du continent africain repose notamment sur la capacité à former une jeunesse compétente, autonome et suffisamment préparée pour répondre aux besoins de l’économie.
Dans cette perspective, les centres d’application professionnelle peuvent jouer un rôle important en favorisant l’acquisition de savoir-faire, l’expérimentation et l’émergence de projets entrepreneuriaux.
AMDI 2.0, un nouvel outil au service de la formation professionnelle. Avec l’ouverture officielle d’AMDI 2.0, le Groupe universitaire AMDI franchit une nouvelle étape dans le développement de son dispositif de formation. En centralisant ses espaces de travaux pratiques et en renforçant ses liens avec les entreprises et les partenaires internationaux, l’établissement entend favoriser une meilleure adéquation entre les compétences enseignées et les besoins du marché du travail.
Cette initiative met en avant une ambition : faire de la pratique un levier essentiel de la formation, de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes.
À travers ce centre d’application professionnelle, AMDI réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une formation tournée vers les réalités du terrain, avec pour objectif de préparer des apprenants capables de s’insérer dans le monde professionnel ou de créer leurs propres activités.
AMDI 2.0 ouvre ainsi une nouvelle perspective pour une formation plus pratique, plus professionnalisante et davantage connectée aux enjeux de l’emploi au Sénégal.
