​Coupe du monde 2026 : polémique autour des visas, Washington se défend après le refoulement d’un arbitre et des responsables iraniens 

  

Le responsable de l’équipe de la Maison Blanche en charge de l’organisation du Mondial 2026, Andrew Giuliani, a défendu mardi les décisions ayant conduit au refoulement d’un arbitre international et au refus de visas accordés à plusieurs membres de la sélection iranienne, évoquant des “bonnes raisons” liées à la sécurité nationale.

Selon lui, ces mesures s’inscrivent dans une logique de prévention contre d’éventuelles menaces. “Il y a des gens qui prétendent être des entraîneurs mais ne le sont peut-être pas”, a-t-il déclaré lors d’un échange organisé par l’Atlantic Council à Washington, estimant nécessaire d’empêcher “des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde”.

L’affaire concerne notamment l’arbitre somalien Omar Artan, pourtant détenteur d’un visa valide, mais refoulé à son arrivée aux États-Unis le week-end dernier. La Fédération internationale de football association (FIFA) a ensuite indiqué qu’il ne prendrait finalement pas part à la compétition.

Les autorités américaines, via le CBP, ont évoqué des “problèmes liés à la vérification des antécédents” pour justifier cette décision. De son côté, une quinzaine de membres de l’encadrement de la sélection iranienne se seraient également vu refuser l’entrée sur le territoire américain.

Markwayne Mullin, impliqué dans les échanges évoqués par Andrew Giuliani avec les services de sécurité, n’a pas apporté davantage de précisions sur les cas concernés.

“Tout le personnel d’entraînement de l’équipe iranienne peut entrer. Il y a des responsables iraniens qui ne peuvent pas entrer, là encore pour de très bonnes raisons”, a insisté Giuliani, laissant entendre l’existence de profils jugés sensibles.

Il a également évoqué la possibilité que certaines personnes se présentent comme membres d’encadrement sans en avoir réellement le statut, citant le risque d’infiltration d’individus liés aux Gardiens de la Révolution.

Face à ces restrictions, la sélection iranienne aurait dû adapter sa préparation, déplaçant son camp de base de Tucson (Arizona) vers Tijuana, au Mexique, tout en conservant ses matchs programmés sur le sol américain.

Alors que le Mondial débute ce jeudi, cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre impératifs sécuritaires et exigences sportives autour de l’organisation de la compétition.

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